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Grèce, mai 2010

Article du 16 septembre 2010, publié par PO (modifié le 24 juin 2010 et consulté 652 fois).

Enseigner sous un portique de l’agora ou, face à l’Acropole, sur la colline des muses, évoquer la démocratie athénienne et lire Pausanias ; dire des textes dans l’orchestra d’Epidaure, travailler tard le soir devant la mer Egée alors que la douceur de mai dilate les parfums, étudier Montesquieu dans la solitude somptueuse d’une forteresse byzantino-franque toujours vide et noyée sous les coquelicots.

Autant de moments privilégiés que nous avons voulu revivre et faire découvrir pour la troisième fois à une classe de première L. Un double objectif guidait ce voyage : compléter la connaissance que les élèves ont de l’Antiquité en les emmenant dans ce berceau du monde occidental qu’est la Grèce des vieilles cités, et préparer activement le bac de lettres. Sylvie Rozé a dispensé pendant ces six jours une vingtaine d’heures de cours et d’oraux sur les sites, au détour d’une acropole ruinée ou dans la tombe immense attribuée à Agamemnon, ou encore, tard le soir, à l’hôtel, après les visites du jour ; chacun avait accepté ce contrat exigeant du voyage d’étude. Et moi, tombé amoureux de la Grèce il y a 25 ans, j’ai eu le privilège de retrouver dans l’émotion de mes élèves celle qui avait été la mienne alors qu’étudiant d’histoire je découvrais ce pays.

Ce voyage est rendu possible par la conjonction de ce qui fait l’École : la confiance du directeur qui nous laisse gambader à un mois du bac persuadé que les élèves y trouveront leur compte, l’aide efficace de notre intendante pour la logistique, le soutien moral et financier de l’association des parents d’élèves et l’investissement des élèves qui pendant plusieurs semaines ont préparé et vendu aux récréations des gâteaux faits maison pour réduire le coût du voyage.

La rétrospective a eu lieu un soir de juin juste avant les oraux dans la cour du foyer. Ce soir là les élèves pensaient à l’échéance de l’oral tout proche, mais en se souvenant aussi des heures passées le soir à Delphes ou à Palea Epidavros à s’entraîner, portés par la beauté puissante de la Grèce et de l’Egée.

François Colodiet

École alsacienne - établissement privé laïc sous contrat d'association avec l'État

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