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Jack Morris Wright, un destin

Article du 23 mars 2012, publié par PO (modifié le 29 mai 2012 et consulté 372 fois).

Jack Morris Wright (« Jacques Wright » dans les archives de l’École) est né le 9 juillet 1898 à New York. Arrivé en France avec ses parents, il s’inscrit à l’École alsacienne en novembre 1910 ; il y passera quatre années, avant de regagner les États-Unis en juillet 1914. « Ses camarades de jeu étaient les enfants des artistes et des poètes français », écrira plus tard sa mère. « Il ressentait un grand amour pour la France, foyer de son enfance. »

Engagé volontaire, Wright retourne en France trois ans plus tard, en mai 1917, quelques semaines à peine après l’entrée des États-Unis dans la guerre. Conducteur de camions de munitions, puis interprète auprès du quartier-général américain, il demande à suivre les cours d’aviation. Il part pour Tours, où une « preliminary school » pour pilotes avait été installée.

« Nous nous levons à 5 h du matin (c’est terrible), prenons le petit déjeuner et allons au terrain vers 6 h 30 et volons jusqu’à 9 h 30 ; vous savez, le vol s’accommode mal de la chaleur. Nous avons un cours jusqu’à 10 h 30 et déjeunons à 11 h. De 11 à 15 h, repos absolu ; et, croyez-moi, nous en avons besoin. »

Son séjours à Tours lui procurera d’autres surprises : « Mère ! Je viens juste de découvrir qu’un des hommes que je souhaite le plus ardemment rencontrer, vit à environ cinq kilomètres d’ici dans un grand château et veut rencontrer un soldat américain. C’est Anatole France. Incroyable ! Je rencontrerais Jésus sur la Cinquième avenue que je ne serais pas aussi étonné. »

Jack Morris Wright réussit les dernières épreuves à la mi-novembre. Il part pour Issoudun, dans l’Indre, où se trouvait le 3rd Aviation Instruction Center, pour la dernière phase de son entraînement. Il devient alors le premier lieutenant-aviateur de l’armée américaine en France.

Il mort le 26 janvier 1918, en effectuant une vrille lors d’un entraînement.

La même année, sa mère publie un recueil de lettres, écrites entre avril 1917 et janvier 1918, sous le titre de A Poet of the Air. Le livre remportera un très grand succès et sera régulièrement réédité jusqu’à nos jours.

Vous en trouverez de larges extraits dans cette rubrique.

En 1922, un vitrail commémorant la mort de Jack Morris Wright et de son ami, Richard Mansfield, âgé également de dix-neuf, sera installé à St. James Episcopal Church (New London, CT). Le vitrail représente l’archange Michael dégainant son épée derrière les deux aviateurs. La légende est une citation de Isaïe 40, 31 : « Les ailes leur reviennent comme aux aigles ».


Tombe de Jack Wright au cimetière américain de Thiaucourt.

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