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Langues étrangères vivantes

Le Conseil d’Administration a donné avec raison une place prépondérante à l’enseignement des langues vivantes.

Article du 21 juin 2011, publié par PO (modifié le 22 juin 2011 et consulté 569 fois).

Théodore Beck : Mes souvenirs, 1890 - 1922

LANGUES ÉTRANGÈRES VIVANTES

Le Conseil d’Administration a donné avec raison une place prépondérante à l’enseignement des langues vivantes. A l’origine, l’allemand eut le privilège d’être enseigné à partir de la dixième, mais, quelques années plus tard, ces leçons furent supprimées dans les classes primaires, parce qu’on pensait que l’allemand était enseigné au détriment du français. C’est donc seulement dans la classe préparatoire, celle de huitième, que commencèrent réellement les leçons d’allemand.

Le premier maître fut, au début, Mlle Marguerite RIESLER (Mme FRIEDERICH) qui, par sa personne et par sa méthode originale, vivante et intéressante, se montra bientôt digne de la plus vive sympathie, et n’eut aucune peine à gagner le coeur de ses petits élèves.

Après elle et après Mme FERNET, M. Michel BECKER, brave Alsacien, a bien rempli sa tâche. Les résultats obtenus par ces professeurs ont été fort appréciés. Pourtant un fléchissement de l’allemand fut occasionné par l’introduction de la langue anglaise et, un peu plus tard, de l’espagnol. L’anglais fut enseigné par d’excellents maîtres dont MM. Henri HOVELAQUE, BARET, LE BRUN, et finalement par M. DUSSAUZE qui est encore en fonctions et dont le mérite est incontestable.

Il n’est pas surprenant qu’après la guerre, le nombre des élèves apprenant l’allemand ait diminué en faveur de la langue anglaise. Il y a peut-être là une faute ou une erreur qui n’est pas corrigée et qui le sera difficilement.

Tout marchait à souhait, lorsque se produisit une scission parmi les professeurs de langues. Quelques-uns d’entre eux croyaient avoir trouvé le procédé le plus efficace dans la méthode dite directe. Ils ne voulaient inculquer aux élèves que les mots usités dans la langue familière. La grammaire et le thème étaient à peu près supprimés, ce qui a été une faute difficilement réparable. Les responsables de cette nouveauté étaient sans doute convaincus, mais ils étaient trop exclusifs et trop absolus. Ils trouvèrent dans certains Lycées et Collèges des partisans intransigeants, mais la plupart d’entre eux revinrent à la méthode précédente, qu’ils n’avaient cessé, du reste, de pratiquer également.

Il y eut donc pendant quelques temps, dans le domaine des langues vivantes, une lutte qu’on appelée la querelle entre les Anciens et les Modernes ; cette situation ne pouvait durer.

L’Ecole Alsacienne était d’ailleurs restée relativement indemne, et cela d’autant plus facilement qu’on y avait déjà, comme ailleurs, appliqué cette méthode qui pouvait avoir du bon, malgré son intransigeance.

Aux deux langues déjà indiquées on joignit l’étude de la langue espagnole, nécessaire dans le commerce et l’industrie. Le nombre des élèves étudiant cette langue alla sans cesse en s’accroissant.

Il n’est pas besoin d’insister sur le fait qu’il est plus que jamais nécessaire d’apprendre les langues vivantes, vu que les relations entre peuples et nations sont devenues plus exigeantes et qu’elles subissent une crise aiguë.

De plus, la connaissance des langues étrangères est, sans contredit, une condition très importante du rapprochement des peuples civilisés ou considérés comme tels, qu’ils demeurent en deçà ou au delà des mers.

Il n’y a donc pas lieu de réduire le nombre des heures consacrées à cet ordre d’études.

L’Ecole Alsacienne ne l’oubliera pas, et s’efforcera de faire toujours mieux.

Lire la suite : Les Examens à l’EA et en dehors de l’EA

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