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Partie de quatre

Article du 16 décembre 2011, publié par PO (modifié le 16 décembre 2011 et consulté 229 fois).

Annoncée lors des réunions de rentrée, la journée quadripartite sur le thème « Moi et les autres, la construction de l’individu par le groupe, pour le groupe, hors du groupe » s’est tenue le mercredi 17 novembre 2010.

L’événement tragique survenu à l’École au début de l’année 2009 a provoqué la réflexion du comité quadripartite. Plusieurs questions se sont posées : les élèves savent-ils faire attention à l’autre ? Savent-ils quoi faire quand quelqu’un va mal ? Peut-on même savoir vraiment qui va mal au sein d’une classe ou d’un groupe ?

Les phénomènes de leadership, de boucs-émissaires et d’exclusions ont été aussi évoqués dans les réunions ainsi que les jeux dangereux chez les élèves du petit collège et l’existence de réseaux sociaux comme Facebook qui peuvent accentuer les conflits entre adolescents.

Cette journée a servi à mettre au grand jour ces difficultés, parfois ces souffrances, de la vie en groupe devant des personnes qui ne sont pas forcément au courant de la réalité des relations entre adolescents au sein de l’École : les élèves eux-mêmes qui ne voient pas ou ne veulent pas voir ceux qui vont mal, les parents à qui les enfants ne se confient pas toujours, le personnel de l’École qui n’est pas présent en tous lieux et les professeurs qui doivent aussi s’abstraire de ces relations inter-élèves pour faire cours.

La matinée a été consacrée aux constats et aux débats. De nombreux témoignages anonymes ont été recueillis, mais durant les discussions certains ont librement raconté des expériences ; une institutrice du primaire témoigne que de réels phénomènes de groupes se forment dès le petit collège. La bande des « populaires » considère par exemple que certains types de vêtements ou de marques, et certaines professions des parents sont préférables pour entrer au sein du groupe. Ils appellent les autres élèves, les « bolosses » ou encore les « paumés ».
Une mère d’élève témoigne également du fait que son fils a été victime de moqueries à cause de son physique, ce qu’il a très mal vécu, d’autant que des élèves avaient publié des photos et des commentaires insultants sur un réseau social.

L’après-midi, une recherche de solutions a eu lieu au sein des différents ateliers. La plupart ont constaté que ces phénomènes discriminatoires s’atténuaient, voire disparaissaient au lycée. L’idée de tutorat a été proposée : des élèves du lycée pourraient se charger d’aider les nouveaux élèves dans les premières classes du collège. Les élèves présents lors de la journée ont manifesté leur grande motivation afin de tenter de réduire et si possible de supprimer ces phénomènes de bande, dont paradoxalement les plus « populaires » peuvent pâtir autant que les victimes. Cette journée a servi aux enfants et aux adultes présents à avoir une plus grande ouverture d’esprit et à mieux respecter l’individualité de chacun au sein de la collectivité. Les débats leur ont permis de parler de ces phénomènes entre eux et de se rendre compte de leurs conséquences ; or tout le monde sait que dans ces situations la parole est déjà un élément de solution.

En attendant les actes et les décisions au sein de l’École qui ne manqueront pas de concrétiser ces débats si fructueux, nous sommes déjà certaines que la journée quadripartite du mercredi 17 novembre 2010 comptera beaucoup dans l’esprit de l’établissement.

Noor Boutaleb et Stella Zekri Ouiddir, Les Cahiers de l’EA, 72, 2011

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