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Vie de famille

L’expérience ayant démontré l’inutilité d’un internat proprement dit...

Article du 23 juin 2011, publié par PO (modifié le 8 septembre 2011 et consulté 605 fois).

Théodore Beck : Mes souvenirs, 1890 - 1922

VIE DE FAMILLE

PENSIONNAT ET DEMI-PENSIONNAT

L’expérience ayant démontré l’inutilité d’un internat proprement dit à l’Ecole Alsacienne, le Conseil d’Administration décida de confier les élèves non externes à des professeurs mariés et tout disposés à recevoir chez eux quelques enfants ou jeunes gens dont les parents habitent trop loin. Notre premier pensionnaire a été, avec l’approbation du Conseil, M. Lucien LASSIMONNE, dont l’âme est restée unie à celle de l’Ecole.

Combien cette existence de douce et pénétrante intimité était-elle différente de celle que l’on passait dans les internats de la plupart des lycées et collèges !

Seuls dominaient chez les parents adoptifs le sentiment du devoir et de la responsabilité et surtout celui du coeur ; aussi les pensionnaires étaient-ils heureux de ce régime. Le travail et la tenue s’en ressentaient.

Bientôt le directeur, le très dévoué M. RIEDER, ainsi que M. MARTY, qui habitaient la même maison, prirent aussi quelques pensionnaires ; ils furent suivis de près par MM. BAUER, VEDEL, BECKER, GRISIER, DE SAINTETIENNE et M. DAUPHIN, qui ouvrirent leurs portes aux nouveaux venus. Les jeunes gens ont gardé de leur séjour plus ou moins prolongé dans les familles de nos collègues un ineffaçable souvenir.

Pour que les chefs de pension fussent plus à l’aise, plus confortablement logés, le Conseil prit la résolution de louer, aux frais de l’Ecole, un certain nombre d’appartements dans les environs de la maison-mère. Plusieurs professeurs en profitèrent ; mais après quelques années, les frais dépassant les ressources budgétaires, on dut revenir au statu quo.

Aujourd’hui, pour des raisons financières et par décision du Conseil, le pensionnat est supprimé.

DEMI-PENSIONNAIRES

Les demi-pensionnaires, c’est-à-dire les élèves, petits et grands qui, pour une raison d’éloignement, restaient à l’Ecole pour le repas de midi, étaient reçus à la table des professeurs. En sortant de classe à 11h3/4, ils jouaient dans les cours jusqu’à ce que la cloche les appelât. Ils se mettaient ensuite à table autour du maître et de la maîtresse de la maison. C’est dans ces réunions familiales que l’éducation affirmait ses droits et prenait conscience de ses devoirs. Les présidents exigeaient des jeunes gens confiés à leur surveillance, une bonne tenue, la politesse et la discrétion. Ils faisaient attention à leur langage, à leur manière de se servir, de manger et leur recommandaient surtout d’être cordiaux, aimables envers les camarades, enfin de quitter la table sans bruit et avec ordre. C’était là un complément important de la vie de famille et de l’éducation.

Après le repas, ce jeune monde allait jouer dans la cour jusqu’à 1h1/4, pour retourner ensuite dans la salle d’études.

A 6h1/2, après avoir fait leurs devoirs et appris leurs leçons, sous la surveillance d’un professeur qui, au point de vue du travail et de la discipline, cherchait à faire de son mieux, ils regagnaient leur domicile. M. FISCHER a donné, à ce sujet, un bel exemple.

Nous ne pouvons terminer ce chapitre sans exprimer notre gratitude aux dames qui ont rempli leur tâche, parfois compliquée, avec un sentiment vraiment maternel et ont joué un rôle important dans l’histoire de l’Ecole.

On voit, par ce qui précède, que le demi-pensionnat, bien dirigé, est une partie intégrante de l’éducation bien comprise.

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