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Exposition Patrimoine

L’École en 1914... et 100 ans plus tard...

Article du 15 septembre 2014, publié par PO (modifié le 16 novembre 2014 et consulté 1216 fois).

Exposition présentée an mai 2014 par les élèves de l’enseignement d’exploration Créations et activités artistiques Patrimoine.

Pourquoi ce projet ?

Les élèves de la classe de patrimoine ont conçu cette exposition en mettant en vis-à-vis des photographies de l’école prises en 1914 et des photographies prises par eux-mêmes, avec le même angle de vue. Ce projet a une visée de mémoire au regard d’un patrimoine pédagogique fondateur. L’exposition, par son œuvre et sa disposition, a pour premier but de saisir l’esprit de l’école qui a traversé plusieurs siècles, ainsi de montrer le changement de l’école durant le siècle passé et de voir les évolutions techniques de l’école et de ses bâtiments.

À l’époque de sa création, en 1871, par un petit groupe constitué de quelques Alsaciens, l’École alsacienne n’était pas située rue Notre-Dame des Champs, mais les grands et nouveaux principes pédagogiques étaient déjà présents dans l’esprit de ses fondateurs. Ils rédigent même à l’époque un manifeste sur l’éducation en se référant au grand philosophe Montaigne.


Les bâtiments Auburtin

Les bâtiments construits par l’architecte Jacques-Marcel Auburtin ont été inaugurés le 5 juin 1880. Les grands corps de bâtiments, au nombre de trois, permettent par leur ampleur d’organiser les différents espaces extérieurs de l’école. L’aménagement de ceux-ci a été pensé afin de rendre ces lieux de détente pour les élèves, aérés, et agréables malgré les hauts bâtiments qui les entourent. Les bâtiments Auburtin en briques et en acier font figure de véritables articulations au sein de l’école se devant cependant de structurer les ouvertures sans les obstruer. Une architecture innovante et moderne est portée par une conception nouvelle de l’éducation soit une pédagogie humaniste bousculant les codes préétablis. Pour les fondateurs de l’école, c’est la luminosité et l’aération des salles permettant de travailler dans un cadre sain qui prime sur l’ancienne exiguïté des salles traditionnelles. Grâce au travail de l’acier (matériau moderne en cette fin de 19ème siècle), Auburtin choisit de percer les murs de briques d’imposantes baies vitrées laissant pénétrer l’air et la lumière dans les espaces dédiés au travail, les ouvrant sur l’extérieur. Les façades, entourant les larges espaces bétonnés, sont ornementées par des dessins et des frises de briques multicolores. Aujourd’hui encore ces bâtiments sont plébiscitées (ils constituent par exemple l’illustration d’articles présents dans certaines encyclopédie d’architecture), souvent pour leurs caractéristiques esthétiques et techniques exemplaires : ils apparaissent comme la matérialisation de l’éducation prônée par l’École alsacienne.

Prenant en compte la qualité patrimoniale de ces bâtiments vieux de plus d’un siècle, les conseils d’administration qui se sont succédés à la tête de l’École depuis la mort d’Auburtin, ont cherché a garder intact cette richesse architecturale malgré les différentes reconstructions que l’École alsacienne a connu durant les deux derniers siècles.


Le gymnase Charcot

Le gymnase Charcot a été construit par Jacques-Marcel Auburtin en 1881. En relisant les vieux journaux, on découvre que le mouvement athlétique scolaire fit son apparition à l’école Monge et, dans la foulée, à l’Alsacienne. Ce gymnase a marqué l’histoire de l’École alsacienne parce qu’il a permis l’introduction de la pratique sportive à l’école. En 1881, on considère à l’Alsacienne le sport comme un enseignement supplémentaire, porteur de valeurs qui servent dans la vie d’adulte, comme la prise d’initiatives, la compétition, l’individualisme, la liberté, la volonté, le dépassement de ses capacités et le respect. L’enfant se prépare à la vie active en apprenant à mesurer les conséquences de ses actes, à les prendre rapidement, les assumer, à respecter et obéir aux ordres. À l’époque, on y pratique principalement de simples exercices physiques et des sports en équipe. Le Charcot possède de grande baies vitrées en guise de toit, ce qui lui permet un fort apport en éclairage naturel, avec une architecture moderne pour l’époque.


Les salles de classe

Des principes novateurs sont apparus, tels que la mixité mais aussi la mise en place de jardin d’enfants, de l’école primaire, du collège et du lycée dans un même lieu : cela permettait aux plus petits de prendre exemple sur leurs ainés et aux plus grands d’avoir accès à des disciplines artistiques telles que la musique ou le dessin.

Les salles de classe de l’École alsacienne des bâtiments Auburtin sont ouvertes et accueillantes, de nombreuses grandes fenêtres permettant à la lumière de les traverser les salles de classe.

L’École introduit dans l’éducation de nouvelles valeurs. Elle veille à amenager des temps pour les travaux personnels des élèves et cherche à respecter l’individualité de chaque enfant en mettant en avant leurs traits distinctifs afin de mieux orienter leurs aptitudes et talents naturels. Ainsi, en plus d’une éducation sportive et scientifique, l’école propose des cours d’arts plastiques.

Par ailleurs, l’École dispose d’un matériel performant favorisant les travaux sientifiques. L’apprentissage de la connaissance par l’experience tels que les travaux pratique est très importante. Les salles de sciences illustrent cette idée et permettent une meilleure apréhension et compréhension du monde des éleves.

Ces bâtiments ouverts, ces cours artistiques et ces cours scientifiques permettent à l’École alsacienne de casser l’image rigide et sévère des écoles du XIXème siècle, et à introduire le plaisir d’apprendre.


Le jardin d’enfants

L’École alsacienne a ouvert le premier Jardin d’enfants de Paris, et même de France, en octobre 1912. Il était destiné à l’épanouissement des enfants de 3 à 6 ans. Cet endroit fonctionnait sur le principe selon lequel les enfants n’étaient pas seulement à l’école pour apprendre des leçons, mais aussi pour découvrir la nature, prendre l’air et pratiquer des activités sportives. Des responsabilités leur étaient attribuées, comme arroser les plantes ou nourrir les bêtes. Tout le matériel leur était adapté : on y trouvait des portemanteaux, des toilettes, des chaises ou encore des tables à leur taille … Cela leur faisait gagner en autonomie. Le Jardin d’enfants de l’École alsacienne était considéré comme un modèle, il attirait de nombreux visiteurs, dont des étrangers.

École alsacienne - établissement privé laïc sous contrat d'association avec l'État

109, rue Notre Dame des Champs - 75006 Paris | Tél : +33 (0)1 44 32 04 70 | Fax : +33 (0)1 43 29 02 84