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Sujets de Sciences économiques (1)

Article du 30 novembre 2012, publié par PO (modifié le 3 décembre 2012 et consulté 259 fois).

n°12

L’argent et le salut de l’âme à Florence au Quattrocento

Après avoir présenté l’incompatibilité entre l’expansion des activités économiques et les valeurs religieuses depuis le Moyen-âge, vous expliquerez par quels moyens les grandes familles florentines parviennent à les concilier.

1- Florence, Musée des Offices, Pesellino : la nativité (en particulier la prédelle concernant Saint-Antoine), 1445.

2- Florence, palais Medici-Riccardi, la chapelle des mages
Benezzo Gozzoli, cortège des mages, 1459.

3- Francesco Guidi Bruscoli, “Banks, Letters of Exchange and International Business” in catalogue de l’exposition l’argent et la beauté, pp. 61-62, Fondation Palais Strozzi 2011.

(Ouvrage disponible en langue anglaise au CDI).

« La lettre de change était ainsi un moyen pour transférer de la monnaie ; mais elle pouvait servir un autre objectif qui contribua à son succès. On pouvait en réalité l’utiliser pour le prêt. Accorder des crédits pose comme l’on sait le problème de leur rémunération. Les lois anti-usure tentaient d’empêcher l’argent de produire de l’argent, ce qui se produit lorsqu’un crédit est chargé d’un intérêt. Cependant, dans l’économie en pleine croissance et stimulée par la révolution du commerce, cela semblait impensable de ne pas recourir au crédit sans le rémunérer.
En conséquence, les marchands-banquiers employèrent divers instruments - incluant la lettre de change - pour dissimuler les intérêts. En fait, la transaction de crédit s’effectuait par un échange et un ré-échange en envoyant deux lettres : la première du lieu A vers le lieu B, et la seconde dressée après expiration de la première, dans la direction opposée. Le donneur, qui avait payé la monnaie dans le lieu A, recevait à l’échéance de la seconde lettre, une somme qui était en général plus important que le montant d’origine. ( … ) »

« On exploitait en réalité les différences de taux de changes des devises sur les marchés pour en retirer un gain. Comme les taux variaient, on pouvait légitimement déclarer que ce gain était aléatoire et ne saurait être considéré en tant que tel comme une rémunération pour la monnaie, mais plutôt comme compensation pour le risque. ( … ) »

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