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Rencontre avec Richard Normandon

Richard Normandon face aux élèves : les 6e et 5e mènent l’enquête !

Les élèves de l’École alsacienne ne sont pas près d’oublier cet hiver. Ils ont vécu un moment privilégié : la rencontre avec Richard Normandon, l’auteur jeunesse célèbre pour avoir transformé les dieux de l’Olympe en détectives, notamment dans sa série “Les enquêtes d’Hermès”.

L’événement, orchestré de main de maître par l’équipe des professeures organisatrices — Jessica Egron, Sarah Bastide-Parent, Clara Moressa et Clémence Bourdier — s’est déroulé en deux temps forts. Le 12 décembre, ce sont les classes de 5E1 et 5E4 qui ont ouvert le bal, suivies le 23 janvier par les classes de 6E1, 6E2, 6E4 et 6E5.

Chaque groupe a eu la chance de passer deux heures complètes avec l’auteur. Un temps précieux qui a permis des échanges riches, vivants et, disons-le, franchement drôles.

Une rencontre préparée comme une enquête

On ne reçoit pas un expert de l’enquête sans se préparer ! En amont, les élèves avaient travaillé avec sérieux. En classe, ils avaient lu l’un des romans de la série et décortiqué le livre. Mais surtout, ils avaient concocté au CDI une série de questions redoutables, couvrant aussi bien les coulisses de l’écriture que les mystères de la mythologie.

Cette préparation a porté ses fruits dès les premières minutes. L’enthousiasme était palpable. L’excitation était à son comble.

Première heure : L’interrogatoire (bienveillant) de l’auteur

Les élèves avaient préparé un questionnaire très pointu et n’ont pas manqué d’imagination pour faire parler l’auteur ! Richard Normandon a été interrogé sur tous les fronts.

Les élèves voulaient savoir si l’écriture était un rêve de toujours ou un hasard. Ils ont posé des questions très personnelles et parfois pragmatiques. Ils ont voulu vérifier si l’auteur respectait les mythes ou s’il prenait des libertés, et les lecteurs les plus attentifs ont questionné la structure même du livre avec une grande pertinence.

Richard Normandon a répondu à chacune avec une patience exemplaire et beaucoup d’humour. Il n’a pas hésité à raconter des anecdotes personnelles, à expliquer ses choix ou à plaisanter avec la salle, rendant l’échange très naturel. Grâce à cette discussion, les élèves ont découvert tout le travail invisible qui se cache derrière chaque page d’un roman.

Ce qui a marqué les esprits, c’est la proximité de Richard Normandon. Loin de l’image de l’écrivain inaccessible, il s’est montré curieux des réactions des jeunes lecteurs, qu’ils soient en 6e ou en 5e. Il a expliqué qu’il écrivait pour donner le goût de la lecture, mais aussi pour faire réfléchir, tout en divertissant.

Il a évoqué les thèmes qui lui sont chers : l’amitié, la curiosité, le sens de la justice, et surtout l’esprit critique. Des qualités essentielles pour de bons enquêteurs… et
pour de bons lecteurs !

Deuxième heure, place à l’action : Une enquête en direct

La rencontre ne s’est pas arrêtée aux paroles. Richard Normandon avait apporté une surprise : une enquête spécialement conçue pour les élèves. À l’aide d’indices et d’illustrations, les collégiens ont dû observer, déduire et collaborer pour résoudre le mystère, se glissant le temps d’un instant dans la peau d’Hermès. L’activité a remporté un franc succès auprès des classes. Elle a prouvé que la lecture et la réflexion peuvent être aussi ludiques qu’un jeu de piste.

Un bilan plus que positif

De nombreux élèves étaient venus les bras chargés de livres (parfois des piles entières !) pour repartir avec un souvenir unique. Richard Normandon a pris le temps de discuter avec chacun, écrivant un petit mot et dessinant parfois pour personnaliser chaque ouvrage. Ce moment calme et privilégié a fait la fierté de élèves.

À la fin de la rencontre, le verdict était unanime : les élèves étaient ravis. Ils ont pu poser leurs questions (même les plus drôles), mieux comprendre leurs lectures et découvrir les coulisses du métier.

Richard Normandon, de son côté, a salué l’attention et la curiosité des élèves. Une rencontre mémorable qui a prouvé que la littérature est bien vivante à l’École alsacienne !

Quelques livres de Richard Normandon pour prolonger l’aventure : L’auteur est connu pour mêler mystère et humour. Parmi ses ouvrages incontournables :
● Les enquêtes d’Hermès : Le crime de la pierre levée
● Les enquêtes d’Hermès : Mystère à la cathédrale
● Les enquêtes d’Hermès : Le secret du manuscrit

Un grand merci à Richard Normandon pour sa disponibilité, et bravo à l’équipe organisatrice (Mmes Egron, Bastide-Parent, Moressa et Bourdier) ainsi qu’aux élèves pour leur talent d’enquêteurs !

Marc Pilven

Portrait chinois de Richard Normandon

Ce portrait a été réalisé par les élèves de 6e4 de Mme Egron.

Si j’étais un lieu mythologique, je serais les Enfers car c’est un espace immense qui comprend de nombreux endroits à explorer.

Si j’étais une créature légendaire, je serais Cerbère, le gardien des Enfers.

Si j’étais un dieu, je serais Poséidon pour régner sur le monde maritime.

Mon dieu préféré est certes Hadès mais ce n’est pas lui que je choisirais si j’étais un dieu.

Si j’étais une plante ou une fleur, je serais le lotos (λωτός), en hommage à L’Odyssée et en souvenir de l’enquête chez les Lotophages.

Si j’étais un élément naturel, je serais le feu, comme celui qui brûle au cœur des Enfers.

Si j’étais une époque historique, je serais l’Antiquité, ma source d’inspiration permanente et la période sur laquelle j’aime travailler avec mes élèves.

Si j’étais un verbe, je serais écrire car c’est ma passion.

Si j’étais un mot, je serais le nom enquête parce que j’adore les mystères.

Si j’étais un signe de ponctuation, je serais les points de suspension pour maintenir le mystère.

Si j’étais un genre littéraire, je serais le roman policier, élémentaire mon cher Watson !

Si j’étais un personnage de fiction, je serais Hercule Poirot, personnage d’une de mes écrivains préférés, Agatha Christie, à qui je reprends le principe du cercle de révélation à la fin du Mystère Dédale.

Si j’étais un objet, je serais une plume, symbole de l’écrivain mais aussi preuve que Éole confie à Hermès pour lui faire croire que quelqu’un change les vents de place dans son atelier dans la troisième enquête des Secrets de Poséidon.

Si j’étais un lieu de travail, je serais un bureau, ce meuble cher à l’écrivain comme au professeur.

Si j’étais l’un des cinq sens, je serais la vue ou l’ouïe, indispensables à tout bon observateur.

Si j’étais un animal, je serais un pigeon pour pouvoir observer le monde.

Si j’étais un accessoire, je serais des sandales ailées pour circuler de manière invisible et
rapide, comme le fait si bien Hermès dans ma série d’enquêtes.

Si j’étais un instrument de musique, je serais une lyre, l’instrument de l’aède qui conte les épopées homériques.

Si j’étais un paysage, je serais la mer, celle qui relie l’Italie, la Grèce et la Sicile, des lieux
méditerranéens que j’apprécie particulièrement.

Si j’étais une couleur, je serais le rouge pour son intensité.